Des confessions aux aveux

Publié le par Louis

"Se prostituer, c'est entendre partout : vas-y, vas-y."

Cette pensée percutante a été prononcée il y a environs 1600 ans par Saint Augustin dans ses Confessions. 
 
 Par sa vie et par son oeuvre, il incarne à lui seul la transition du monde antique au monde médiéval. Ce livre est une autobiographie d'une grande qualité stylistique dans laquelle il se dévoile avec une grande sincérité. 

 Ces pages sont le récit de sa quête spirituelle tortueuse (il a testé plusieurs religions) puis de sa conversion définitive au christianisme avant d'en devenir un des piliers. Phénomène étonnant pour un homme qui considérait au départ la Bible comme un livre barbare et irrationnel du point de vue de tout lettré latin, dont le message était tout juste bon à contenter les "bonnes femmes".

Saluons l'initiative des éditions POL qui viennent de publier cette traduction modernisée des Confessions grâce au travail de Frédéric Boyer sous le nouveau titre suivant : Les Aveux.  



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Voici l'extrait de la première phrase des Confessions, traduite par André Mandouze pour les éditions du Seuil en 1982 :

"Tu es grand, Seigneur, et très digne de louanges. Grande est ta force et ta sagesse  échappe au calcul. 
 Parcelle de ta création, l'homme veut te louer."

Une autre version plus ancienne, celle de M. Moreau de 1864 :

"Vous êtes grand, Seigneur, et infiniment louable ; grande est votre puissance, et il s n’est point de mesure à votre sagesse. Et c’est vous que l’homme veut louer..."

Et la toute nouvelle version de Frédéric Boyer en 2008 :

"Tu es immense Seigneur
  louable infiniment

 immense  est ta force
 et ta sagesse indénombrable.

 Mais un homme, petite part de ta création, veut te louer."

 

Publié dans Essais

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