Nous sommes tous des albatros baudelairiens

Publié le par Louis

 

 Je n’aime pas tout dans l’œuvre des Fleurs du mal. Ce recueil est trop sombre à mon goût. Il existe pourtant un poème qui me touche particulièrement : celui de l’albatros. Il évoque le sort de ces pauvres oiseaux capturés en mer puis maltraités par des marins désabusés. La fin du poème établissant un parallèle avec sa condition d’auteur incompris est sublime :
 
   Le poète est semblable au prince des nuées
   Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
   Exilé sur le sol au milieu des huées,
   Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Publié dans Citations

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