Ataraxie stoïcienne

Publié le par Louis

 

 Au premier siècle de notre ère, vécut le philosophe stoïcien Sénèque. Précepteur de Néron, il tenta vainement d'infléchir les mauvais penchants du jeune prince, en vue d'en faire un philosophe-roi. Ce dernier préféra toutefois la carrière d'intermittent du spectacle, persuadé qu'il était un grand artiste. Néron finit d'ailleurs par acculer son précepteur au suicide, au nom d'obscurs motifs de conspiration.

 Au delà de ce drame antique, Sénèque nous a lègué un très beau traité philosophique : De la tranquillité de l'âme.

 Il se revendiquait de l'école stoïcienne dont la devise était "sustine et abstine", c'est à dire "supporte et abstiens-toi".

 Dans cet ouvrage, Sénèque tire les bilans de son existence avec une grande humilité. C'est un homme qui a réussi à chasser jusqu'à ses moindres défauts, taire ses frustrations, tourner le dos à ses errements, pour atteindre la voie de la tranquillité de l'âme. Une âme apaisée, sans troubles, n'étant plus l'esclave de ses passions. C'est ce que les grecs désignaient sous le nom d'ataraxie.

 L'une de ses nombreuses maximes de sagesse nous donne ici une version romaine du fameux nul n'est prophète en son pays :

 

 " On te tient à l'écart du tribunal et on t'interdit l'accès des rostres et des comices ? Retourne-toi donc ! Et tu verras d'immenses espaces, d'innombrables peuples prêts à t'accueillir ! Il te restera toujours plus de terres d'asile que de lieux interdits."

 

 

 

 

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