Henley invaincu

Publié le par Louis

« Je suis le capitaine de mon âme. »
 
 Cette citation est tirée du poème intitulé Invictus de l’anglais William Ernest Henley (1849-1903). Cette proclamation solennelle était sa manière à lui de surmonter la terrible épreuve qui l’avait privé de l’usage de sa jambe.
 
 L’image du capitaine navigant sur un océan déchaîné comme allégorie de l’existence, a souvent été reprise par les poètes et les romanciers. 

 L’écrivain B. Traven dans son roman d’aventures Le vaisseau des morts lui donne en revanche une dimension beaucoup plus mélancolique voire désespérée. Mais peut être que ce révolutionnaire en exil ne bénéficiait pas de la même force d’âme que Henley :

Ce qui était écrit au dessus de l'entrée du poste d'équipage du vaisseau fantôme

Celui qui entre ici
Perd son nom et sa vie
Au gré d'un souffle de vent.
Dans le vaste, vaste monde
Il n'en restera plus trace.
Pas moyen de reculer,
Pas moyen de faire un pas,
Là où il est, il mourra.
Dieu et diable l'y oublient, 
Il n'est plus ni blanc ni noir,
Il n'est Rien et Nulle part.
Il est de trop dans l'espace
Où même un ver a sa place.
Il est désormais pareil
A ce qui ne fut jamais,
Pas même dans le sommeil.




Publié dans Poésie

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